En savoir plus sur l’histoire de l’horlogerie …
PRESS : Watch Out Club - Vintage is the new heritage
Article publié le 13 février 2026 sur le magazine Luxe.net WATCH OUT CLUB - VINTAGE IS THE NEW HERITAGE À l’heure où le luxe se mesure de plus en plus en vitesse, en nouveauté et en immédiateté, Watch Out Club prend le contrepied. Fondée par Inès et Paola, cette plateforme de revente de montres vintage ne se contente pas de sourcer des pièces rares : elle redonne au temps sa profondeur, à l’objet sa mémoire, et au geste d’achat sa dimension culturelle. Ici, chaque montre est envisagée comme un fragment d’histoire en circulation, un héritage vivant plutôt qu’un produit figé. À travers une sélection exigeante et un regard résolument féminin sur un univers longtemps codifié, Watch Out Club s’impose comme un lieu de transmission, de passion et de sens, là où le vintage devient un langage contemporain du luxe. Rencontre. Chez Watch Out Club, la montre ne s’achète pas pour ce qu’elle vaut, mais pour ce qu’elle raconte. Une patine, une mécanique, une provenance : chaque détail porte la trace du temps qui passe et de ceux qui l’ont porté. Plus qu’une simple plateforme de revente, le club orchestre une nouvelle manière d’habiter le luxe, fondée sur la durée, la réparabilité et la transmission. Dans un monde saturé d’objets standardisés, ces garde-temps anciens deviennent des repères, des preuves silencieuses qu’un autre rapport au temps, plus conscient et plus émotionnel, reste possible. Inès incarne une esthétique exigeante nourrie par près de 10ans d’achat vente d’objet vintage des années 40 à aujourd’hui. Son regard, façonné par une passion profonde pour le vintage sous toutes ses expressions, apporte une sensibilité unique au projet. Paola, quant à elle, apporte une expertise technique et une connaissance du marché portée par sa double casquette : celle de consultante horlogère en tant qu’associée chez On Time Consulting et de formatrice pour la Fondation de la Haute Horlogerie. Ensemble, elles forment une alliance harmonieuse où savoir-faire, culture horlogère et sens du style se conjuguent avec évidence. Pouvez-vous vous présenter, vous, ainsi que la naissance de Watch Out Club ? Nous sommes Ines et Paola et avons fondé Watch Out Club il y a tout juste 1 an. Ce projet est né de notre passion commune pour l’horlogerie. Nous sommes spécialisés dans les montres vintages d’exception. Nous sourçons des pièces uniques et à fort caractère dans le but de présenter à notre clientèle une sélection pointue. Par le concept de ‘Club’, nous aimons fédérer, rendre les montres de collection accessibles à tous, partager et surtout faire découvrir notre passion. Notre force : Un sourcing fait par des femmes mais destiné à tous, un positionnement qui nous différencie réellement sur le marché. Quelle philosophie anime votre démarche : préserver le passé, lui donner une nouvelle vie, ou réinventer la notion même de luxe ? Chez Watch Out Club, notre philosophie repose sur un équilibre subtil : préserver l’héritage, prolonger la vie des pièces, et redéfinir ce que signifie réellement le luxe aujourd’hui. Nous défendons un luxe qui traverse les époques, qui se transmet, qui vit plusieurs vies. Chaque montre, chaque bijou porte une histoire – notre rôle est de la respecter, de la révéler, et d’offrir à ces objets la visibilité qu’ils méritent dans le présent. Réinventer le luxe, pour nous, c’est célébrer l’authenticité, la rareté et la culture horlogère, loin de toute obsolescence. C’est donner du sens au beau, et du temps… au temps. Le marché de la montre vintage explose, comment expliquez-vous cette « soif » d’authenticité ? La montée en puissance du vintage traduit un besoin profond : celui de retrouver du sens, de la singularité et de l’authenticité dans un monde saturé d’objets standardisés. Les collectionneurs ne cherchent plus seulement une montre, ils cherchent une histoire, un vécu, une pièce qui porte une âme. Le vintage répond à cette soif d’authenticité parce qu’il échappe aux effets de mode, aux productions de masse et au rythme effréné du neuf. Chaque montre ancienne a traversé le temps, parfois plusieurs vies, et c’est précisément cela qui séduit : le caractère, l’imperfection maîtrisée, la patine, le charme de l’époque. Le vintage, aujourd’hui, est devenu une manière de se distinguer avec sens, en portant un héritage plutôt qu’un simple produit. Selon vous, qu’est-ce qu’une montre vintage dit de notre époque ? Une montre vintage en dit souvent long sur notre époque. Dans un moment où tout va vite, où les objets se succèdent et se remplacent presque sans laisser de traces, elle exprime au contraire un besoin d’authenticité, de sens et d’ancrage. Elle reflète ce retour à l’essentiel, à ce qui se transmet, à ce qui dure. Certains voient dans le vintage une forme de résistance au jetable, d’autres un nouveau capitalisme du rare. Le vintage est-il devenu le vrai luxe durable ? En réalité, ces deux visions coexistent. Le vintage séduit parce qu’il réhabilite l’idée de durée : un objet pensé pour traverser les années, réparé plutôt que remplacé, transmis plutôt qu’obsolète. Mais il attire aussi parce qu’il crée une nouvelle forme de désir autour de la rareté, de la patine, de ce qui ne se fait plus … Autant d’éléments qui ne peuvent pas être reproduits ou industrialisés. Alors, le vintage serait-il devenu le vrai luxe durable ? Peut-être, justement, parce qu’il remet la valeur au bon endroit : dans ce qui continue d’exister, de fonctionner et d’émouvoir, malgré le temps. Le luxe n’est plus seulement ce qui brille, mais ce qui reste et procure de l’émotion. Quelles sont, aujourd’hui, les pièces les plus recherchées ? Et celles que vous jugez encore injustement sous-estimées ? Aujourd’hui, les pièces vintages les plus recherchées restent les classiques Cartier et Patek Philippe. Rolex conserve également un intérêt marqué sur le vintage, tandis que les montres neuves attirent un peu moins l’attention. Le marché s’est globalement calmé, laissant place à une approche plus réfléchie et sélective, où l’histoire et le caractère des montres priment sur la spéculation. Selon nous, les sous-estimées du grand public comparé à la grande qualité de leurs garde-temps sont plutôt Breguet ou encore Vacheron Constantin. Le luxe de demain passe-t-il, selon vous, par la seconde main ? Le luxe de demain semble en effet se réinventer autour de la seconde main. La seconde main devient un terrain de créativité et de narration, où chaque pièce raconte une histoire unique. Dans ce sens, elle pourrait bien constituer une part majeure du luxe de demain, à condition de rester synonyme d’exigence, d’authenticité et de plaisir pour le collectionneur. En quoi la revente de montres diffère-t-elle d’autres segments du marché circulaire (mode, automobile, art) ? La revente de montres se distingue par leur mécanique, leur réparabilité et leur nonobsolescence. Une montre vintage n’est pas seulement un bel objet : son mouvement peut être entretenu et restauré, lui permettant de traverser les décennies sans perdre sa fonction. Elle combine fonctionnement, histoire et potentiel de collection, offrant un luxe durable et vivant. Comment garantissez-vous authenticité, traçabilité et confiance dans un secteur où la contrefaçon reste un enjeu ? Dans le marché horloger, authenticité, traçabilité et confiance sont essentielles. Chaque montre passe par une expertise rigoureuse du mouvement, de tous les éléments d’habillage, des poinçons, des numéros de série … Les certificats d’origine, archives des manufactures et historiques de propriétaires permettent de retracer la vie de la montre. L’expertise humaine reste irremplaçable : un regard entraîné repère les anomalies, les restaurations non conformes ou les contrefaçons. L’achat de seconde main est-il encore un geste économique, ou est-il devenu un acte culturel, presque philosophique ? Aujourd’hui, l’achat de seconde main dépasse souvent la simple dimension économique. Bien sûr, il permet d’accéder à des pièces rares ou de qualité à un prix plus raisonnable, mais effectivement il devient surtout un acte culturel et presque philosophique. Acheter une montre vintage, c’est se connecter à son histoire, à son savoir-faire et à la mémoire qu’elle porte. C’est aussi une manière de repenser notre rapport au temps et à la consommation, en valorisant ce qui dure plutôt que ce qui se remplace. Le marché semble de plus en plus jeune. Comment expliquez-vous cet attrait des nouvelles générations pour les pièces anciennes ? L’attrait des nouvelles générations pour les pièces anciennes tient à plusieurs facteurs. D’abord, il y a une recherche d’authenticité et de sens : ces jeunes collectionneurs sont sensibles à la durabilité et à la nonobsolescence. Enfin, le vintage permet de se distinguer et d’affirmer son style, en portant un objet à la fois rare, esthétique et chargé d’histoire, créant un lien émotionnel unique. Quelle est la pièce qui vous a le plus ému, non par sa valeur, mais par son histoire ? Il ne s’agit pas d’une pièce en particulier mais plutôt de toutes les histoires que racontent certaines pièces qui nous ont ému. Nous pensons à Abraham Louis Breguet qui a fait pour Caroline Murat (Reine de Naples) la première montre bracelet ; à la Speedmaster d’Omega qui a accompagné les premiers pas humains sur la lune ; mais aussi à la Rolex Osyter, première montre étanche et de ces différents exploits par la suite ou encore à la Royak Oak, première montre de luxe en acier… Que représente pour vous la transmission d’une montre ? Un geste, un symbole, un héritage ? Transmettre une montre, c’est d’abord transmettre une passion. On partage un objet qu’on a aimé, qu’on a porté, et qui raconte quelque chose de nous. Ce n’est pas seulement un héritage matériel, mais un petit morceau de vécu qu’on fait passer à quelqu’un d’autre. Et le plus beau, c’est de voir cette montre continuer sa vie au poignet d’une autre personne à qui nous avons choisi de la transmettre. Si le luxe, c’est le temps, alors comment Watch Out redéfinit-il ce rapport entre possession et passage, entre rareté et renaissance ? Si le luxe, c’est le temps, alors Watch Out cherche justement à rééquilibrer ce rapport. On montre qu’une montre n’est pas seulement un objet à posséder, mais quelque chose qui traverse, circule, se transmet. On valorise la rareté, bien sûr, mais aussi la renaissance : redonner vie à des pièces anciennes, les remettre en lumière, les remettre au poignet. Enfin, comment imaginez-vous le futur du vintage dans dix ans ? Un marché en expansion, une conscience en mutation, ou une nouvelle façon d’habiter le temps ? Dans dix ans, les montres de seconde main pourraient devenir un véritable pilier du marché du luxe. Ce ne sera plus seulement une niche pour collectionneurs, mais une manière naturelle et consciente de consommer. Le vintage incarne une relation au temps différente : on porte, on transmet, on répare, et on redonne vie à des montres qui ont déjà une histoire. Et enfin, votre définition du luxe ? Pour nous, le luxe, c’est ce qui dure et ce qui a du sens. Une montre vintage en est l’exemple parfait : elle allie désir, patrimoine et usage, tout en restant vivante au fil des générations. WATCH OUT CLUB - VINTAGE IS THE NEW HERITAGE Article publié le 13 février 2026 sur le magazine Luxe.net
Lire l'articleValentino Garavani : L'arpège du temps avec style
Le dernier empereur de la couture italienne s’est éteint, laissant derrière lui un sillage de rouge iconique et une vision de la beauté absolue. Si Valentino Garavani a sculpté les silhouettes des plus grandes femmes du monde, il a aussi collectionné le temps, toujours avec style. Exploration d’un coffre-fort où l’or jaune et l’audace règnent en maîtres. Pour Valentino, une montre n'était jamais un simple instrument de mesure. C’était une extension de sa propre grammaire stylistique : un mélange savant de classicisme romain et de flamboyance jet-set. Sa collection, scrutée par les passionnés au fil des décennies, révèle un homme qui choisissait ses garde-temps comme il dessinait ses robes : avec un instinct infaillible pour la proportion et une obsession pour le détail. Cartier : Le Chic Absolu Valentino et Cartier, c’est une histoire d’amour qui s’écrit en lignes droites et en courbes sophistiquées. Fidèle à ses racines européennes, il a arboré les pièces les plus architecturales de la Maison de la rue de la Paix. La Tank Cintrée Dual Time : Choisie en or jaune, cette pièce souligne son goût pour le voyage et l'élégance longiligne. La Pasha Perpetual Calendar : Une pièce rare de 38 mm avec phase de lune, en or jaune 18k (Ref. 30003), prouvant que Valentino appréciait la haute complication lorsqu'elle était habillée de luxe. La Santos & la Tank Louis Cartier : Les classiques parmi les classiques, portées sur cuir, pour une élégance discrète lors de ses apparitions publiques. Audemars Piguet & Rolex : Les icônes de puissance L'homme qui a révolutionné la mode ne pouvait ignorer les révolutions horlogères. Valentino a possédé les modèles les plus emblématiques du sport-chic. Le règne de la Royal Oak Il a décliné l'icône de Gérald Genta sous plusieurs formes : La 6007ST en acier pour une rigueur matinale, La 14790BA en or jaune 18k pour l'éclat des soirées méditerranéennes, Il a même succombé à la robustesse de la Royal Oak Offshore, montrant que l'Empereur savait aussi embrasser la modernité musclée. Le chronographe de légende Côté Rolex, Valentino ne faisait pas dans la demi-mesure. On l'a vu porter : La Daytona 6265, une référence "vintage" absolue pour les puristes, La Daytona Zenith (Ref. 16528) en or jaune, équipée du célèbre mouvement El Primero. Un choix qui unit la précision suisse à une esthétique solaire. L'audace et le spectacle : Jacob & Co Parce que Valentino, c’est aussi le faste, il n’a pas hésité à porter des pièces "High Jewellery" d'une audace folle, notamment chez Jacob & Co. "Le luxe est une question de personnalité, pas seulement de prix." — Cette maxime s'illustre parfaitement avec sa "Brilliant Full Baguette" sertie de 226 rubis baguettes sur un bracelet en alligator vert. Un clin d'œil vibrant à son célèbre "Rouge Valentino". Audemars Piguet Royal Oak - Référence 6007ST Cartier Pasha, Calendrier Perpétuel, Ref. 30003 Rolex Daytona - Référence 6265 Rolex Daytona - Ref. 16528 “Daytona Zenith”, El Primero mouvement Zenith Cartier Tank Cintrée, Double fuseaux horaires Cartier Tank Louis Cartier, 1970s, or jaune 18 carats Cartier Santos, modèle Large en or jaune Audemars Piguet Royal Oak, Ref. 14790BA Jacob & Co Royal, 344 diamants baguette, édition limitée à 18 pièces Cartier Tank Cintrée, Double fuseaux horaires, en or jaune Jacob & Co “Brilliant Full Baguette”, sertie de 226 rubis taille baguette, sur bracelet en alligator, édition limitée à 6 pièces Cartier Pasha vintage en or 18 carats Audemars Piguet Royal Oak des années 1990 en or et acier Audemars Piguet Royal Oak Offshore - Référence 25940SK Piaget Polo 79 en or 18 carats - Référence 761C701 Audemars Piguet Jules Audemars - Classic collection
Lire l'articleSpotted Watches - Paris Fashion Week Spring/Summer 2026
Entre deux défilés et trois flashs d’appareils photo, un nouveau détail attire désormais les regards sur les podiums et les front rows : la montre. L’horlogerie n’est plus un simple clin d’œil au luxe discret — elle s’affiche, se stylise, se revendique comme un accessoire mode à part entière. Autrefois reléguée au rang d’objet technique ou statutaire, la montre s’impose aujourd’hui comme un prolongement du style. Chez les créateurs, la montre dialogue avec les silhouettes, complète les jeux de matières, et incarne cette idée d’élégance fonctionnelle que la mode contemporaine affectionne tant. Des maisons comme Chanel, Hermès ou Louis Vuitton brouillent désormais les frontières :elles présentent des collections où le vêtement, la montre et le bijou forment un tout cohérent, une écriture esthétique complète. Et sur les poignets les plus photographiés, les garde-temps rivalisent d’éclat.Cette saison, les montres Chanel s’imposent sur le devant de la scène notamment avec la montre Première déclinée en jonc : La Première Galon. On croise aussi bien des Royal Oak Frosted Gold, le grand succès d’Audemars Piguet pour femmes, que des Santos qui font leur grand come-back, ou encore des Richard Mille que l’on croyait réservées aux paddocks mais qui s’invitent désormais sur les front rows. Nous vous avons sélectionné nos looks favoris — sur les podiums, parmi les invités, et partout où nous avons croisé de beaux garde-temps. Nous vous avons sélectionné nos looks favoris, sur les podiums, parmi les invités et partout où nous avons croisé de beaux garde temps !! Becky Armstrong : Chanel Première galon - Ref. H114048 Naomi Campbell : Chanel Première Gold & Titanium - Ref. H6125 Stefanie Giesinger : Cartier Panthere Small Yellow Gold - Ref. CRWGPN0059 Marion Cotillard : Chanel Première galon - Ref. H114048 Christopher Briney : Cartier Santos Dumont Extra Large - Ref. CRWGSA0111 Skepta : Rolex Sky Dweller Yellow Gold - Ref. 336938 Victoria Beckham : Patek Philippe Aquanaut Luce - Ref. 5269/200R Lana Del Rey : Cartier Baignoire Petit modèle Yellow gold - Ref. WGBA0037 Tamara Kalinic : Audemars Piguet Royal Oak Mini Frosted Gold - Ref. 67630BA.GG.1312BA.01 Bvlgari Serpenti Seduttori - Ref. 103944 Wisdom Kaye : Richard Mille Bubba Watson - Ref. RM 055 Ishaan Khattar : Cartier Santos Dumont Grand modèle - Ref. WSSA0022 Si certaines de ces montres vous plaisent, nous nous ferons un plaisir de les sourcer pour vous. Que vous préfériez les montres de seconde main, les montres neuves ou les montres vintages, faites nous confiance pour trouver la pépite qui sublimera vos looks !!
Lire l'articleGerald Genta : L’homme qui a révolutionné la montre de luxe
Gerald Genta : L’homme qui a révolutionné la montre de luxe Gérald Genta (1931-2011) est unanimement reconnu comme l’un des plus grands créateurs de l’histoire de l’horlogerie. Surnommé "Maestro" ou encore le "Picasso de l'horlogerie", il a profondément transformé le paysage des montres de luxe par son approche novatrice du design. Né à Genève dans une famille d’origine italienne, Genta étudie les arts appliqués avant de se lancer très jeune dans l’horlogerie. À seulement 23 ans, il crée la Polerouter pour Universal Genève, une montre qui lance sa carrière et illustre déjà son goût pour l’alliance de la fonctionnalité et de l’esthétique ! Genta préfère travailler en indépendant, collaborant avec les plus grandes maisons sans jamais s’y attacher durablement, ce qui lui permet de préserver une liberté créative totale, un atout considérable qui témoigne d'un caractère affirmé. Un style visionnaire Genta se distingue par des signatures esthétiques audacieuses : utilisation de formes géométriques inédites, boîtiers octogonaux, bracelets intégrés, et un sens aigu de l’ergonomie. Il s’inspire de l’architecture, de l’art moderne et de la nature, mais jamais d’autres montres, ce qui rend ses créations uniques et immédiatement reconnaissables. Son style a donné naissance à un genre nouveau : la montre sportive de luxe en acier, à la fois technique et raffinée. Cette première montre de luxe en acier, dessinée par Gerald Genta, est la Royal Oak d'Audemars Piguet, sortie en 1972.Une montre en acier à prix d'or, une montre qui fait beaucoup de bruit ... Parmi ses autres chefs-d’œuvre, on compte également le cadran « Pie-pan » de l’Omega Constellation en 1959, l’Ingenieur SL qu'il a redessiné pour IWC en 1976, la Nautilus pour Patek Philippe en 1976, la Bulgari Bulgari pour Bulgari en 1977, la Pasha redessinée en 1985 pour Cartier .... Mais Genta ne s’est pas limité à la conception pour d’autres : il fonde en 2000 sa propre marque, Gérald Charles, où il poursuit son exploration du design horloger jusqu’à sa mort. Gérald Genta laisse derrière lui des milliers de dessins et une influence majeure sur l’horlogerie contemporaine. Son approche visionnaire continue d’inspirer les créateurs et collectionneurs du monde entier. Comme l’a résumé Christie’s, il est « le Fabergé de l’horlogerie », un véritable artiste dont chaque montre porte la marque d’un génie créatif et technique. Il n'est d'ailleurs pas rare d'entendre encore de nos jours "style Genta" pour décrire un design de boitier ou un bracelet intégré ... Source: goldammer.me
Lire l'articleCartier tord les lignes, ose l’ovale. C’est la naissance de la Baignoire.
La montre Baignoire de Cartier est une icône de l’horlogerie féminine, célèbre pour son design ovale et son élégance intemporelle. Retour en 1912, Louis Cartier, spécialiste des montres 'de forme' initie le projet d’une montre aux courbes innovantes, rompant une nouvelle fois avec la dominance des boitiers ronds. Inspirée par les baignoires luxueuses des loges VIP de l’Opéra Garnier, la forme ovale-cintrée apparaît en 1958, avec un boîtier légèrement courbé pour épouser parfaitement le poignet.Elle est officiellement nommée “Baignoire” en 1973, consolidant son identité et statut d'icône.Son cadran minimaliste arbore des chiffres romains et des aiguilles bleuies, caractéristiques du style Cartier. Le boîtier est souvent proposé en or jaune, blanc ou rose, parfois serti de diamants mais également en version allongée, mini, et même en version jonc. La Baignoire se distingue par ses lignes épurées et sa glace bombée, une montre qui allie sophistication et simplicité. Dans les années 1960, la montre adopte un format allongé, reflétant l’effervescence du Swinging London. Elle devient un bijou prisé par des icônes comme Catherine Deneuve, ambassadrice de la Tank mais qui portait quotidiennement une baignoire car elle trouvait que cette dernière est une montre élégante. Bref c’est une montre qui revient beaucoup sur le devant de la scène depuis quelques années et nous confirme une nouvelle fois que Cartier reste maître dans l’art de créer des montres de forme intemporelles.
Lire l'articleRoyal Oak - La première montre en acier à prix d'or
Présentée en 1972, la Royal Oak a été dessinée par Gérald Genta qui s’est inspiré des traditionnels casques de plongé de l’époque mais aussi des sabords des navires de la Royal Navy, plus précisément le HMS Royal Oak. Cette montre a beaucoup fait parlé d’elle lors de sa sortie, tout d’abord pour son design qui cassait les codes: lunette octogonale, vis apparentes et son fameux bracelet intégré, mais aussi et surtout à cause de son prix ... A sa sortie, une Royal Oak coutait 3’650 CHF ! Alors aujourd’hui on est d'accord ça nous parait peu ... mais en comparaison une Submariner coutait uniquement 1’000 CHF ! C’était donc une montre sportive en acier mais à prix d’or ! C’était LA montre de sport en acier la plus chère du marché. Ce fut un succès immense qui encouragea la marque à faire grandir la famille Royal Oak en introduisant la Royal Oak 2 en 1976, plus petite pour femme, la Royal Oak Offshore, la concept, et la petite dernière, la mini en frosten gold sortie en 2024 ! Le saviez-vous ? Le cadran guilloché de la Royal Oak présente un un motif distinctif de carrés et de rainures en relief, connu sous le nom de « Tapisserie ».La production du cadran tapisserie prend jusqu'à 7 heures de travail et est composé de 12 étapes. Gerald Genta - Le génie qui a révolutionné le design des " montres de luxe ". Né en 1931 à Genève, ce designer visionnaire a créé des icônes intemporelles en commençant par la Royal Oak d'Audemars Piguet en 1972, première montre de luxe en acier. 1976 : la Nautilus de Patek Philippe, inspirée d'un hublot de navire. Il a aussi conçu la Constellation d'Omega, la Polerouter d'Universal Genève et a redessiner l'Ingénieur d'IWC ... En 1995, sa Grande Sonnerie : la montre-bracelet la plus complexe de son époque. Décédé en 2011, son héritage perdure dans chaque montre de luxe moderne. Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par LUXE.NET (@luxe_net)
Lire l'articleSantos de Cartier
Santos Cartier Saviez-vous que la Santos de Cartier a plus de 120 ans ? Cette petite merveille horlogère est effectivement une des premières montre-bracelets de série. Elle a vu le jour en 1904, bien avant que le concept de montre-bracelet pour homme ne soit démocratisé. Certaines dames en portaient au poignet, mais plutôt comme bijou, et certains soldats en avaient fabriqué pendant la guerre en faisant tenir leurs montres de gousset sur le poignet à l’aide de liens, lacets … tout ce qu’ils pouvaient trouver ! C'est seulement dans les années 30 que la montre-bracelet a été adoptée par la majorité des porteurs de montre. Revenons à la Santos: Un aviateur brésilien, Alberto Santos-Dumont, en a marre de jongler avec sa montre de poche en plein vol … Il demande alors à Louis Cartier de lui créer une montre plus pratique, qu'il pourrait attacher à son poignet.La Santos a ensuite été créé en série, c'est d'ailleurs la première montre Cartier produite série. Elle sera ensuite suivie de la Tank en 1917. Elle a été déclinée au fil des ans en différentes tailles, en différents matériaux : une déclinaison assez appréciée sur ce modèle est le mélange d' Or et d'Acier, mais elle existe également tout Or, tout Acier, sertie ou pavée, version squelette, et désormais en céramique noire depuis 2019. En termes de mouvements, idem, on trouve sur le marché du mécanique à remontage automatique, à remontage manuel ou du Quartz. Enfin depuis, La Santos, c'est devenu un peu rock star des garde-temps. Elle a brillé au poignet de Tom Cruise, a ajouté une touche d'élégance au style déjà impeccable de Tom Hiddleston. Pop Smoke porte aussi fièrement sa Santos Skeleton toute sertie de diamants. Montre Cartier Santos référence WSSA0018 au poignet de Tom Cruise Montre Cartier Santos Dumont en or rose et acier au poignet de Tom Hiddleston
Lire l'articleMais qui est donc la légende, Abraham-Louis Breguet ?
Abraham-Louis Breguet : Un des pères fondateurs de la Haute Horlogerie, un des plus grand horloger de tous les temps, une légende ... Abraham-Louis Breguet né à Neuchâtel en 1747, a passé l’essentiel de sa vie à Paris où il déménage adolescent pour poursuivre sa formation d'horloger. Il s’installe d'abord à Versailles où il apprend auprès de maîtres horlogers réputés, tels que Ferdinand Berthoud (horloger de la Marine Royale) et Jean-Antoine Lépine. Rien que ça ... Fort de cette expérience qui dura 10 ans, il installe en 1775, son propre atelier au 39 quai de l’Horloge, sur l’île de la Cité à Paris. Cette installation marque le début de la Maison Bréguet et d’une carrière qui révolutionnera l’horlogerie Abraham-Louis Breguet s’impose dès le début de sa carrière avec des inventions révolutionnaires telles que la montre automatique « perpétuelle », le ressort-timbre pour les montres à répétition et le pare-chute, premier dispositif anti-choc. Ces innovations ont rapidement attiré l’attention des élites, notamment du roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette, qui appréciaient ses montres pour leurs mouvements originaux et audacieux, constamment perfectionnés. L'horloger des rois, le roi des horlogers ! 1780, Montre automatique " Perpétuelle " Face aux troubles de la Révolution française, Breguet se replie temporairement en Suisse. Il revient ensuite à Paris avec une série d’inventions majeures, telles que le spiral Breguet, la première pendulette de voyage vendue à Napoléon Bonaparte, la « pendule sympathique » et le célèbre tourbillon, breveté en 1801. Ces innovations renforcent son statut d’horloger de référence parmi les cours royales et les élites diplomatiques, scientifiques, militaires et financières d’Europe. Brevet déposé par l’horloger Abraham-Louis Breguet sur le tourbillon en 1801 La Première Montre-Bracelet ? Parmi les commandes spéciales qu’il réalise pour sa clientèle prestigieuse, Breguet crée en 1810 une des première montre-bracelet pour Caroline Murat, reine de Naples (et soeur de Napoléon Bonaparte). En reconnaissance de ses contributions, Breguet est honoré en devenant membre du bureau des Longitudes, Horloger de la Marine Royale et membre de l’Académie des Sciences. Il reçoit également la Légion d’Honneur des mains du roi Louis XVIII. 1810 - Première montre-bracelet pour la reine de Naples, Caroline Murat. Lorsque Breguet meurt en 1823, il laisse derrière lui un héritage de génie qui a révolutionné l’horlogerie. Aujourd’hui, la marque perpétue cet esprit d’innovation sous l’impulsion de Nicolas G. Hayek depuis 1999 et sous la direction actuelle de Marc A. Hayek. Les brevets déposés par la maison sont désormais plus nombreux que les inventions de son fondateur, preuve que la créativité et l’ingéniosité de Breguet continuent de prospérer. La marque Breguet ne se contente pas de rendre hommage à son passé glorieux, elle incarne une tradition d’excellence et d’innovation qui continue de fasciner et d’inspirer le monde de la haute horlogerie.
Lire l'articleWall Street et la Santos : L’Élégance du pouvoir en or
"Wall Street" (1987) : Un portrait cinématographique de l'avidité et du luxe "Wall Street", réalisé par Oliver Stone et sorti en 1987, est un film emblématique qui capture l'esprit de l'époque des années 1980, marquée par l'excès, la cupidité et la corruption dans le monde de la finance. Le film met en lumière le contraste entre la moralité et la démesure, incarné par ses personnages principaux : Gordon Gekko et Bud Fox. Gordon Gekko : Incarnation de l’avidité Au cœur de ce drame financier se trouve Gordon Gekko, joué par Michael Douglas, qui livre une performance mémorable en tant qu’investisseur impitoyable et magnat de Wall Street. Le personnage de Gekko est l'archétype du monde sauvage de la finance des années 1980, un homme pour qui l’avidité est non seulement une vertu mais une stratégie de vie. La montre que porte Gordon Gekko, une Cartier Santos en or, joue un rôle crucial dans l’expression du caractère et du statut de Gekko. La Santos, créée en 1904 pour l’aviateur Alberto Santos-Dumont, est l’une des premières montres-bracelets pour hommes, et son design unique est à la fois audacieux et raffiné. Le choix de cette montre en or pour le personnage de Gekko renforce son image de puissance et de succès. Dans "Wall Street", la Santos de Cartier est plus qu’un simple accessoire de mode ; elle est une déclaration visuelle du pouvoir et du statut de Gekko. Lors de scènes clés, notamment lorsque Gekko donne des conseils financiers ou manipule des situations pour ses propres intérêts, la montre est un élément visuel qui accentue sa domination dans le monde financier. La montre est constamment visible et devient un symbole du luxe ostentatoire qui caractérise le style de vie extravagant de Gekko. La présence de la Santos dans le film a non seulement renforcé le caractère de Gekko, mais elle a aussi contribué à cimenter la Cartier Santos comme un symbole de réussite et d’opulence dans la culture populaire. Le choix de cette montre en or pour le personnage n'était pas simplement une question de design, mais un choix stratégique pour illustrer le pouvoir du personnage. "Wall Street" ne se contente pas de raconter une histoire de pouvoir et de trahison, il utilise des éléments visuels comme la montre Cartier Santos pour accentuer et symboliser les caractères du film. La Santos est devenue un objet de désir et un symbole du luxe démesuré, perpétuant ainsi son héritage dans le monde du cinéma et au-delà...
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